« La page blanche », Eloïse au pays de l’oubli.

Synopsis Officiel

Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni son nom ni ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de retrouver la mémoire et son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?

La page blanche, c’est l’histoire de la chouette rencontre entre l’illustratrice blogueuse Pénélope Bagieu et de Boulet, le scénariste dessinateur.

Leur rencontre a donné naissance à Eloïse Pinson, une trentenaire qui se retrouve sur un banc, près de la bouche de métro Mont Gallet. Assise là, elle se demande qui elle est, et ce qu’elle était en train de faire. La page blanche, c’est dans sa tête.

Eloïse vit avec son chat, travaille dans une grande librairie du genre Fnac /Virgin, et fait des faux certificats médicaux pour ne pas aller bosser. Mais depuis ce crépuscule où elle a tout oublié, elle vit la vie d’une autre, vivant dans un appartement qu’elle ne reconnait pas, sentant le parfum d’un autre peau, vêtue des vêtements choisis par une inconnue.

Elle est Boucle d’or qui essaie tout ce qu’elle trouve dans la maison des ours. « Ses amis », c’est comme le parfum, elle ne les aime plus. Elle ne les reconnait pas, ne sait plus ce qu’elle aime ou déteste. Le célèbre adage, « dis moi ce que tu aimes, je te dirai qui tu es », ne fonctionne pas pour l’angoissée Eloïse.

Malgré la complicité de Sonia, sa collègue boulotte, Eloïse veut découvrir qui elle est par elle –même. A l’instar d’une Eloïse Holmes et d’une Sonia Watson, Eloïse imagine toutes les possibilités qui auraient conduit à sa perte de souvenirs. Une fille discrète, considérée comme déprimée par ses collègues, qui révèle finalement une véritable joie de vie. A faire la gourde, en petite parisienne qui joue de ses charmes, elle découvre des bribes de sa vie passée…

Le plus génial, c’est que dans ses vies parallèles imaginées, Eloïse rêve en grand format. Une imagination débordante, à l’américaine : un film d’espionnage, d’horreur, d’amour, de scifi… La vie tout à fait fascinante d’Eloise, pour plagier Pénélope Bagieu, est un show référencé, geek et divertissant. Et si c’était l’histoire d’une fille qui voulait comme tout le monde, être dans la norme ? Et un jour, avoir la chance de choisir qui elle veut être ?

Pour revenir au dessin, Pénélope a fait de beaux progrès depuis ses premiers dessins sur son blog. Beaucoup l’ont imité, surtout dans le monde de l’illustration. Ici, ses personnages ont gagné en profondeur, ils semblent habités. Ils sont variés et colorés, le design est recherché, et Pénélope se paie parfois le luxe de rendre hommage à des célébrités. Le fait de ne pas écrire le scénario semble lui permettre d’instiller sa bonne humeur par le dessin. Là où Cadavre Exquis était un roman graphique sérieux , ou les 3 tomes de Joséphine, une tentative de Bridget Jones à la française; cette collaboration montre que même sans écrire le texte, l’alchimie entre Pénélope Bagieu et Boulet a bel et bien fonctionnée.

Quant à Boulet, je me souviens avoir croisé ses « notes » quelques fois en magasin, sans que la curiosité l’emporte à en lire un ouvrage en entier. Ce livre montre qu’il sait écrire une histoire en entier. Mais je ne suis pas sûr d’accrocher sans Pénélope au dessin.

OUVRAGE RECOMMANDE.

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