SAFE HOUSE – Sécurité rapprochée

Un bon film d’action servi par des acteurs convaincants, notamment Denzel Washington qui se montre impeccable dans son rôle d’espion fugitif le plus recherché par la CIA.

Le jeune Ryan Reynolds est à l’image de son personnage : un novice plein d’ambition, mais qui ne connaît cependant pas toutes les ficelles du métier. Il a en effet face à lui un poids lourd d’Hollywood qui a tendance à occuper l’intégralité du champ tout au long du film. Il faut dire que Denzel Washington est un habitué de ce genre de rôle en tandem avec un autre acteur, on peut ainsi se souvenir de son excellente prestation dans American Gangster.

Safe House nous entraîne donc dans une course-poursuite effrenée de quarante-huit heures et réussit à nous emporter dans la violence et la chaleur sud-africaines du Cap, avec en trame de fond les pratiques peu orthodoxes employées par la CIA et les autres services de renseignement. The Agency en prend de nouveau pour son grade, la question qui se pose demeure toutefois de savoir si le réalisateur a souhaité établir une critique authentique de ces méthodes ou un moyen indirect de vanter le contrôle et la mainmise rassurante du Sénat et in fine du système démocratique américain. Le point fort du film réside dans le rythme imprimé par une mise en scène sobre mais efficace, même si parfois le scenario pêche par excès dans son manqué de réalisme et son manichéisme résolument trop binaire, mais tellement hollywoodien.

La bande originale participe également au tempo séduisant du film et l’on retiendra notamment l’excellent morceau No Church in the wild de Jay-Z en duo avec Kanye West et Frank Ocean. Toutefois, le léger bémol reste que ce film ne saurait rivaliser avec ce qui s’est déjà fait dans ce registre, et l’on est loin d’atteindre le niveau et la qualité de la trilogie Bourne par exemple. Ne serait-ce que parce que Ryan Reynolds ne possède pas encore la stature ni le charisme pour égaler Matt Damon, aussi carrées ses épaules soient-elles. Film hollywoodien oblige, on n’échappera pas non plus au petit cliché récurrent, incarné cette fois-ci par la petite amie du héros, une jolie midinette que l’on devine française en entendant son accent en anglais qui fleure bon le jambon- beurre parisien ( Nora Arnezeder).

Ce film mérite toutefois son détour en salle obscure et vous divertira agréablement pendant cent quinze minutes.

De Daniel Espinosa Avec Ryan Reynolds, Denzel, Washington, Robert Patrick, Nora Arnezeder et Vera Farmiga.

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