Brassaï au Musée Matisse

Suite de la chronique sur la double exposition Brassaï à Nice.

La photographie de Brassaï
Le photographe d’origine hongroise, parisien d’adoption, Brassaï, pseudonyme de Gyula Halász, est né le 9 septembre 1899 à Brașov (ville de Transylvanie) et mort sur la Côte d’Azur. Naturalisé français en 1949, il était aussi dessinateur, peintre, sculpteur et écrivain. Des tirages noir & blanc, des épreuves aux sels d’argent. Les ténèbres du noir créent un paysage lunaire lorsqu’elles se mêlent à la lumière d’argent. Voilà la photographie du Hongrois naturalisé Français. Pour lui, le négatif d’une photographie lui importe peu, seul le tirage d’auteur compte. Henry Miller, son ami écrivain et artiste disait : « Brassaï possède ce don rare que tant d’artistes méprisent: une vision normale. Il n’éprouve nul besoin de déformer ou de distordre, nul besoin de mentir ou de prêcher. »

Au Musée Matisse
On retrouve les Transmutations, des études et des croquis à la plume et encre. Il y a des portraits d’artistes et de poètes : Matisse, Skira, Char, Michaux, Prévert et un chat… et des autoportraits. En regard croisé avec Matisse, Brassaï offre des paysages, des scènes de vie de la Côte (les pêcheurs de Villefranche/mer). Le peintre dans sa villa Le Rêve à Vence aussi. Un pan de mur sur sa longueur se focalise sur la vie de Matisse dans son atelier. Il peint, se concentre, dirige son modèle. Il y dessine des nus et des natures mortes. Puis Brassaï se focalise sur une série de nus non datés. Les corps positionnés ainsi rappellent un peu Man Ray. Puis des études végétales : plantes grasses et cactus du jardin exotique de Monaco piquent la pellicule. Enfin, les vagues vont et viennent sur une plage de galet un jour de 1933.

Et ce cliché magnifique de la « chaise », qui fait dire à Henry Miller dans « The Eye Of Paris » (1932): « il a choisi précisément cette chaise insignifiante, la surprenant où elle se trouvait, amena à la lumière ce qu’elle avait de dignité et de vérité en elle. C’EST UNE CHAISE, RIEN QU’UNE CHAISE. […] A un phénomène insignifiant, il a transmis la plénitude de sa connaissance vitale. »

Même si l’espace dédié est pas si grand, il faut aller voir cette exposition. C’est magique et juste à côté.

Théâtre de la Photographie et de l’Image Charles Nègre
27, boulevard Dubouchage – Nice – 33 (0)4 97 13 42 20 – http://www.tpi-nice.org
Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi et certains jours féries – Entrée libre

Musée Matisse
164, avenue des Arènes de Cimiez – Nice –33 (0)4 93 81 08 08 (rens.)
Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi et certains jours fériés

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1 commentaire

  1. Brassaï: une visite de jour d’une exposition en sels d’argent « De la Culture

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