Laurent Gounelle et Dieu voyagent toujours incognitos

Sans même avoir surement feuilleter quelques une de ses pages, le nom de Laurent Gounelle nous rappelle vaguement un livre: « L’Homme qui voulait être heureux ». Ce dernier, son premier roman sorti en 2010, fut incontestablement un des best-sellers de cette année-là. Je me rappelle avec amusement l’avoir remarqué chez d’autres : posé sur de larges tables en verre à côté d’un paquet de cigarette sur des terrasses ensoleillées, abandonnée sur des fauteuils, sagement rangé dans une bibliothèque, disposé au sommet de réserves de papier toilette ou encore balloté dans des sacs sorti à la moindre minutes d’attente offert par nos transports en communs. Avouons-le : La vie des best-sellers n’est pas facile. Il est de retour avec « Dieu voyage toujours incognito ».

Pourtant le credo de Laurent Gounelle est le Bonheur. Dans son deuxième roman « Dieu voyage toujours incognito », nous revoilà remis devant nos laissés-aller, nos peurs, notre entêtement à ne pas vouloir changer ainsi qu’à nos soumissions.

C’est en suivant la vie d’Alan Grennmor, et au détour de quelques phrases du sombre Yves Dubreuil que Laurent Gounelle nous dévoilent ses trucs et astuces pour avancer et se comprendre.

Du déjà vu me direz-vous, cependant, cette histoire, dans laquelle nous nous laissons volontiers embarquer, est assez bien menée. Malgré les quelques lourdeurs descriptives sur le monde de la comptabilité et de l’entreprise (il a d’ailleurs reçu le prix du roman d’entreprise 2011), ou malheureusement des deux au même moment, ce roman accroche, et fait cogiter les méninges.

 « On ne peut pas changer les gens. On peut juste leur montrer un chemin, puis leur donner envie de l’emprunter »

« C’est en se changeant soi-même que l’on devient heureux pas en changeant ce qui nous entoure »

« La vie est ainsi; on réalise rarement dans l’instant que les moments difficiles ont une fonction cachée : nous amener à grandir »

Il n’est pas qu’un simple roman philosophique teinté de psychologie de comptoir, il se construit à la base par et pour une histoire, qui prend du poids grâce à ces réflexions introspectives, le charisme d’un mystérieux Monsieur Dubreuil et au cheminement du personnage principal. Acheté à la hâte avant de grimper dans un train, ce roman n’offre aucun regret à la lecture.

 >>Alors qu’Alan a décidé d’en finir avec la vie en se jetant de la tour Eiffel, il est freiné dans son élan par un énigmatique individu nommé Yves Dubreuil. Là, sous la pluie naissante, presque en équilibre sur une poutre d’acier, il lui propose un pacte quasi–Faustien.  En échange de son obéissance totale dont il répond sur sa vie, l’Homme se propose de donner à Alan les clefs pour améliorer son existence.<<

Laurent Gounelle – Dieu voyage toujours incognito aux Éditions Anne Carrière – 424 pages

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